14. Anna Sorrentino : "Harcèlement haineux en ligne et cyberharcèlement : facteurs de risques corrélationnels dans une perspective d’intervention" 24 janvier 2017

Colloque international "Les jeunes et l’incitation à la haine sur Internet : victimes, témoins, agresseurs ? Comparaisons internationales" / International Conference "The young people and cyberhate: victims, witnesses, perpetrators? International comparisons"

Nice, Théâtre - Grand Château - Campus Valrose - Université Nice Sophia Antipolis, 23 et 24 janvier 2017

Site du colloque / Website: http://youthcyberhate.sciencesconf.org


Anna Sorrentino1 (with Anna C. Baldry2): "Hate cyberbullying bullying and cyberbullying: correlational risk factors for intervention perspectives"

1 PhD Student, Department of Psychology, Second University of Naples

2 Associate Professor in Social Psychology, Department of Psychology, Second University of Naples

Abstract:

Similar to cyberbullying, cyber hate is an increasing problem among adolescents (Potok 2015). Cyber hate differently from cyberbullying is not referred to a single person, but aims at humiliating, denigrating and devaluing others because of their religion, race, ethnicity or sexual orientation and to recruit and connect other people in support of their cause (Douglas 2007; McNamee et al. 2010).

This study aimed at investigating cyber hate diffusion in a sample of 5,058 Italian students aged 11->18 (47.4% males), surveyed about their online experiences. In particular, this paper focuses on the role that parental and teachers’ education and sensitization has on cyberbullying and student’s willingness to report online cyber hate groups to significant adults.

Results showed that cyber hate was reported respectively by 31.4% and 30.3% of all participants, reporting they know students who support and/or are part of online hate groups and students who shared online material evocating violence or threatening materials. The hierarchical Regression Analysis performed showed that poor parental and peers’ education and sensitization on cyberbullying, students reluctance to help cybervictims, and knowing about the existence of online hate groups were related to students unwillingness to report cyber hate incidents. Implications and limit of the study are presented.


Anna Sorrentino1 (avec Anna C. Baldry2) : "Harcèlement haineux en ligne et cyberharcèlement : facteurs de risques corrélationnels dans une perspective d’intervention"

1 Doctorante - Departement de Psychologie, Second University of Naples

2 Professeure associée en Psychologie Sociale, Second University of Naples        

Résumé :

De même que le cyberharcèlement, la cyberhaine est un problème en augmentation parmi les adolescents (Potok 2015). Cependant, à la différence du cyberharcèlement, la cyberhaine ne réfère pas à une personne unique, mais vise à l’humiliation, au dénigrement et à la dévalorisation des autres du fait de leur religion, leur race, leur origine ethnique ou leur orientation sexuelle et cherche à recruter et rassembler d’autres personnes afin de soutenir leur cause (Douglas 2007; McNamee et al. 2010).

Cette étude vise à analyser la diffusion de la cyberhaine auprès d’un échantillon de 5 058 étudiants italiens de 11 à 18 ans (47.4% de garçons), interrogés sur leurs expériences en ligne. Cette rercherche s’intéresse particulièrement au rôle que l’éducation parentale et professorale et la sensibilisation ont sur le cyberharcèlement et la volonté de l’étudiant à signaler des groupes de cyberhaine en ligne à des adultes responsables.

Les résultats montrent que le cyberharcèlement était signalé respectivement par 31.4%  des participants et 30.3% ont indiqué connaitre des étudiants soutenant et/ou prenant part à des groupes de haine en ligne et des étudiants partageant des contenus en ligne appelant à la violence ou des contenus menaçants. L’analyse par régression hiérarchique effectuée a démontré qu’une faible éducation parentale et par les pairs ainsi qu’une faible sensibilisation au cyberharcèlement, la réticence des étudiants à aider les cybervictimes et la connaissance de l’existence de groupes de haine en ligne étaient liées au refus des étudiants de signaler des incidents de cyberhaine.

Nous présentons les implications et les limites de l’étude.




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