Quatrième rencontre du groupement RES-HIST, Nice, MSHS Sud-Est, 22 au 24 septembre 2016

Cécile Rivals, TRACES, UMR 5608, Université Jean Jaurès, Toulouse, « Le parcellaire, un réseau : la modélisation des sources fiscales pour l’étude des dynamiques spatiales urbaines médiévales et modernes »

La rareté et l’hétérogénéité des documents cartographiques, avant la cadastration systématique des territoires qui s’est développée à partir du XIXe siècle, sont un handicap à l’étude des dynamiques spatiales. Les sources fiscales que sont les terriers et compoix permettent de dépasser ces limites. Ces documents, considérés comme les ancêtres des cadastres, apparaissent en France au XIIIe siècle. Utilisés jusqu’au XVIIIe siècle, il en existe plusieurs dizaines de milliers dans les archives communales et départementales. Ils recensent les biens-fonds d’un territoire dans une optique de prélèvement fiscal, liée à la volonté d’une répartition de l’impôt proportionnelle à la fortune des contribuables. Les parcelles sont décrites et positionnées dans l’espace. La profusion de données spatialisables contenues dans les compoix et terriers rend inévitable le recours à un traitement informatisé. L’absence de référent cartographique associé à ces sources en complique l’utilisation. Le paysage est présent dans les sources fiscales, mais sous quelles formes ? Les rédacteurs des compoix et des terriers n’avaient en effet pas conscience de décrire le paysage, dont la notion n’était pas encore déterminée. Le travail de l’historien consiste à traiter ces métadonnées pour donner naissance à un paysage restitué (Rivals 2015).




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