Quatrième rencontre du groupement RES-HIST, Nice, MSHS Sud-Est, 22 au 24 septembre 2016

Marion Maisonobe, UMR LISST-CIEU, Université Jean-Jaurès, Toulouse, « 'L’ère romantique' de l’Institute for Scientific Information (ISI) et ses effets sur l’observation des activités scientifiques contemporaines »

Les résultats obtenus dans le cadre du programme ANR Géoscience (2010-2013) et du projet NETSCIENCE (Labex SMS, en cours) montrent que la croissance mondiale des collaborations scientifiques intervenue entre 2000 et 2007 est intervenue tant à l’intérieur des pays (entre villes du même pays) qu’entre les pays (Maisonobe et al., 2016a à paraître). Une analyse fine de la croissance du réseau des collaborations scientifiques entre villes à différents niveaux géographiques (pays, macro-régions, monde) suggère que nous avons affaire à un système de plus en plus polycentrique. À l’exception de ce qui s’observe aux États-Unis et dans un petit nombre d’autres pays, la croissance des collaborations a été plus forte à l’intérieur des pays et des macro-régions auxquelles ils appartiennent qu’entre ces pays et ces macro-régions. Ces résultats nous invitent à nuancer l’« internationalisation » des activités scientifiques puisque cette dernière ne serait qu’un aspect de la croissance globale des collaborations scientifiques intervenant à plusieurs niveaux géographiques, et dans des proportions variables suivant les aires géographiques et les disciplines (Maisonobe et al., 2016b à paraître). […]




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